Aller au contenu

Checklist de mixage

Tout ce qu’il faut vérifier entre la dernière prise enregistrée et le fichier envoyé au mastering, dans l’ordre où vous en aurez besoin. La plupart des problèmes que le mastering ne peut pas corriger viennent d’une étape sautée ici : un bus qui sature, une voix qui disparaît en mono, une queue de reverb coupée.

Mis à jour le

Avant de mixer: Préparation de la session

  • Enregistrez une copie de la session sous un nouveau nom (Titre – Mix v1) et sauvegardez ses fichiers audio. La session d’enregistrement reste intacte, et chaque version du mix peut être rouverte.

  • Un fondu enchaîné sur chaque coupe, aucun clic, décompte ou bruit avant la première note, et le début et la fin de chaque région ajustés. Le mastering ne peut pas retirer un clic noyé dans un mix.

  • Voix accordées, doublages et chœurs calés sur la voix lead, batterie et basse en place ensemble. Corrigez-les maintenant, avant qu’un traitement ne les fasse ressortir, en gardant le côté humain là où il sert le morceau.

  • Un nom clair par source (Kick In, Voix lead…), une couleur par famille, des bus pour la batterie, les voix et la musique, et les pistes inutilisées masquées ou supprimées.

  • Exportez le rough mix avant de toucher à quoi que ce soit : il porte l’ambiance à laquelle tout le monde s’est habitué. Vous y comparerez votre mix à la fin.

  • Deux ou trois titres sortis dans le même genre, envoyés directement vers vos sorties pour qu’ils ne passent pas par les traitements de votre bus master. Baissez-les au niveau de votre mix avant de comparer : plus fort semble toujours meilleur.

Premier passage: Gain staging et balance

  • Ajustez le gain de chaque piste (clip gain ou trim) pour qu’elle tourne autour de −18 dBFS en moyenne, avec des crêtes bien en dessous de 0. Les plugins qui émulent l’analogique se comportent comme prévu, et le bus master garde sa marge.

  • Uniquement les faders et les panoramiques, sans aucun plugin, jusqu’à ce que le morceau tienne déjà debout. Partez de l’élément le plus important, souvent la voix lead ou le kick, et construisez tout autour.

  • Kick, caisse claire, basse et voix lead au centre ; doublages, guitares, claviers et chœurs répartis sur les côtés pour garder le centre dégagé.

  • Décidez lequel occupe l’octave la plus grave : le kick vers 50 à 60 Hz et la basse juste au-dessus, ou l’inverse. Coupez le bas des pistes qui n’en ont pas besoin, et utilisez sidechain ou EQ pour que kick et basse ne se masquent pas.

Pendant le mix: EQ, dynamique et espace

  • Retirez les résonances, les bas-médiums qui encombrent (vers 200 à 500 Hz) et les duretés avant d’accentuer quoi que ce soit. Faites chaque réglage en écoutant tout le mix, pas en solo.

  • Tenir une voix, donner du punch à la batterie, souder un bus. Comparez-le bypassé au même volume : si vous n’entendez pas ce qu’il apporte, retirez-le.

  • Chaque mot compris, du premier couplet au dernier refrain, sans sifflante, respiration ou plosive qui ressort. Automatisez le niveau phrase par phrase si besoin : la compression seule y arrive rarement.

  • Quelques espaces communs, comme une petite pièce, une plaque et un delay, placent les éléments dans un même lieu. Coupez le bas et le haut des retours pour que l’espace n’encombre pas le mix.

  • Niveau de la voix, mutes, montées dans les refrains, envois d’effets ponctuels : chaque partie doit avoir son caractère. Un mix statique sonne plat, même avec de bons sons.

  • Une compression ou une EQ douce pour souder le mix, posée assez tôt pour mixer à travers. Rien qui écrase la dynamique : c’est le travail du mastering.

Avec des oreilles reposées: Vérifications à l’écoute

  • Faites une pause, idéalement jusqu’au lendemain, et écoutez à volume modéré. Des oreilles fatiguées acceptent trop d’aigus et trop de reverb.

  • Passez le mix en mono : voix, caisse claire et basse doivent rester en place. Si un élément disparaît ou sonne creux, cherchez un problème de phase dans les élargisseurs stéréo, les doublages et les sources prises avec plusieurs micros.

  • Alignez d’abord les niveaux avec un loudness meter, puis comparez le grave, le niveau de la voix, la brillance et la largeur. Vous cherchez des problèmes, pas à copier un son.

  • Haut-parleur de téléphone, écouteurs, voiture, ordinateur portable, à faible et à fort volume. Kick et basse doivent encore s’entendre sur le téléphone, et la voix rester devant partout. Notez les corrections et faites-les toutes au studio.

  • Le casque révèle ce que les enceintes cachent : clics, coupes ratées, souffle, plosives, fondus trop courts, une partie qui entre en retard.

  • L’un après l’autre, au même volume. Si le rough mix a encore plus d’énergie ou d’émotion, trouvez ce qui s’est perdu avant de déclarer le mix terminé.

  • Envoyez le mix à l’artiste et aux personnes concernées, recueillez leurs remarques avec le moment du morceau auquel elles se rapportent, et traitez-les une à une avant la version suivante.

Avant le mastering: Export et livraison

  • Des crêtes entre −6 et −3 dBFS, et aucune saturation sur aucune piste ni aucun bus. Si le mix est trop fort, baissez les faders ou l’entrée du bus master plutôt que d’ajouter un limiteur.

  • Désactivez tout limiteur ou maximizer avant l’export : le mastering a besoin de la vraie dynamique du mix. Si besoin, joignez une version limitée, clairement nommée, comme référence de volume.

  • WAV ou AIFF, en 24 bits ou 32 bits flottants, à la fréquence d’échantillonnage de la session. Pas de MP3, pas de normalisation ni de dither : le dither s’applique une seule fois, à la toute fin du mastering.

  • Exportez depuis juste avant le premier son jusqu’après la fin de la dernière queue de reverb. Laissez les fondus au mastering, sauf s’ils font partie du mix, et précisez-le.

  • Instrumentale, a cappella, version « clean » si le morceau est explicite, et stems si le mastering, la synchro ou le live en ont besoin. Les exporter maintenant prend quelques minutes, bien moins que de rouvrir la session dans six mois.

  • Artiste – Titre – Mix v3.wav : n’importe qui, vous compris dans un an, sait quel fichier est le mix final.

  • Vos références, les formats de sortie (streaming, CD, vinyle), l’ordre des morceaux pour un EP ou un album, et ce qu’il faut garder ou corriger. Des consignes claires évitent un aller-retour.

  • Rassemblez tous les fichiers audio dans le dossier de la session, enregistrez-la sur la version finale du mix et sauvegardez-la à un second endroit. Corrections et remixes partiront de là.

Envie d’aller plus loin ?

Cette checklist ne couvre qu’une étape. Trackboard suit vos morceaux à chacune d’elles : chaque morceau a sa propre checklist de mixage, mais aussi d'arrangements, de mastering, de distribution etc. Testez-le sur vos propres projets.

Créer votre compte